Date de publication: 10/11/2025

Conférence « IA et gestion de la copropriété » – Un événement phare à Paris dans le cadre du Salon RENT 2025

Le jeudi 6 novembre 2025, dans le cadre du salon RENT, le thème de l’intelligence artificielle appliquée à la gestion en copropriété été mis à l’avant-plan. Cet événement, qui s’est tenu au Pavillon 6 de Paris Expo – Porte de Versailles, a réuni les professionnels de l’immobilier et de la copropriété autour d’une question fondamentale : comment l’IA transforme-t-elle la gouvernance et la gestion quotidienne en copropriété ? 

Les échanges tenus à Paris ont mis en lumière une transformation profonde : la gestion de copropriété entre désormais dans une ère numérique pleinement assumée, fondée sur une collaboration équilibrée entre l’humain et la technologie. Devant un auditoire attentif composé de syndics, de gestionnaires et de représentants d’organismes professionnels, les conférenciers ont examiné en détail la manière dont l’intelligence artificielle redéfinit déjà les pratiques administratives, techniques et décisionnelles.

Des intervenants aux expertises complémentaires

Cette table ronde, animée par Jean-Marc Welsch, CEO d’ImmoSquare Europe & Canada, a réuni un panel d’experts aux profils complémentaires, venus partager leur vision de l’avenir numérique de la gestion de copropriété.

Etienne Dequirez, Président de Plurience, association de professionnels de l’immobilier, président du Directoire du groupe Sergic, a livré une vision concrète des changements induits par les outils numériques dans la gestion des copropriétés. 

Gilles Frémont, président de l’ANGC (Association nationale des gestionnaires de copropriété), a abordé les enjeux éthiques et juridiques de l’IA, rappelant que la technologie doit demeurer un outil au service du syndic et non l’inverse.

Me Yves Joli-Coeur, avocat émérite, président du Regroupement des gestionnaires et des copropriétaires du Québec et associé du cabinet Dunton Rainville a mis en relief les implications légales liées à l’usage de l’intelligence artificielle, notamment en matière de responsabilité, de conformité et de protection des données.

Jean-Pierre Lannoy, dirigeant de Copro Academy, a insisté sur la nécessité d’une formation continue des gestionnaires afin que tous les acteurs – assistants, comptables, juristes et techniciens – puissent non seulement maîtriser les nouveaux outils numériques et en faire un levier de performance au service des copropriétés, mais aussi développer leurs compétences relationnelles et leur savoir-être face aux nouveaux défis du métier.

Tarik Zniber, directeur général du cabinet RAHA, à Casablanca, a conclu en soulignant les défis organisationnels et humains que pose cette transition technologique, plaidant pour une intégration raisonnée et durable de l’IA dans les pratiques de gestion.

Des usages déjà concrets dans la pratique

La conférence a mis en lumière plusieurs applications concrètes de l’IA dans la copropriété : automatisation des convocations d’assemblées, analyse sémantique des procès-verbaux, réponse automatisée aux demandes des copropriétaires par des chatbots intelligents, ou encore intégration d’algorithmes d’aide à la décision pour la planification des travaux et l’élaboration des budgets.

Ces innovations permettent déjà d’améliorer la fiabilité documentaire, de renforcer la traçabilité des décisions et de générer des gains de temps substantiels pour les gestionnaires et leurs équipes.

Éthique, responsabilité et rôle humain

Les échanges ont également porté sur les limites et précautions nécessaires à l’usage de ces technologies. La place de l’humain, la responsabilité juridique, la transparence des algorithmes et la protection des données personnelles demeurent des enjeux incontournables.

Les intervenants ont été unanimes : l’intelligence artificielle ne remplace pas le gestionnaire, mais l’accompagne dans sa mission. Elle doit être encadrée, supervisée et utilisée avec discernement pour renforcer — et non affaiblir — la relation de confiance avec les copropriétaires.

Une transformation à encadrer avec discernement

En conclusion, la séance du 6 novembre a offert un regard éclairant sur les mutations à l’œuvre. L’intelligence artificielle s’impose désormais comme un moteur de modernisation pour la gestion des copropriétés, à condition que l’éthique, la compétence humaine et la rigueur juridique restent au cœur de son intégration.

En France comme au Québec, les syndicats de copropriétaires, tout comme les associations de copropriétaires en Belgique, sont appelés à relever ce défi avec pragmatisme. Qu’il s’agisse des conseils d’administration québécois, des conseils syndicaux français ou des gestionnaires des trois juridictions, le message est clair : l’intelligence artificielle ouvre une voie prometteuse, mais elle ne doit jamais devenir une fin en soi.

BON À SAVOIR!  Il est possible de consulter l’enregistrement télévisé du plateau de cette conférence en suivant le lien suivant: L’Ère des syndics augmentés IA, Digital & Nouveaux Défis sur Vimeo