Yves JOLI-COEUR
Associé principal chez de Grandpré Joli-Cœur depuis sa création, Yves Joli-Cœur est diplômé de l’Université de Montréal en 1981, il est membre du Barreau du Québec depuis 1983. Le Barreau du Québec lui a remis en 2009 la distinction honorifique d’Avocat émérite (Ad.E.)...
| Gérer les situations de crise en copropriété |
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L’acheteur d’une unité d’habitation en copropriété s’engage à accepter un mode de vie bien spécifique, s’apparentant à une sorte de micro-société. La copropriété a un bel avenir si on y cultive une harmonie sociale entre tous les résidants. Pour cela, il convient d’éviter ou de gérer au mieux les situations de crise. S’en remettre à la lettre de la déclaration de copropriété s’avère souvent très efficace et freine les comportements qui ne la respectent pas. À ce titre, il est bon de savoir qu’il n’est jamais conseillé de laisser passer les infractions sans rien dire, au risque d’ouvrir la porte à une kyrielle d’autres irrégularités. Pour gérer les situations corsées, et avant toute confrontation, n’hésitez pas à utiliser les ressources extérieures mises à votre disposition, notamment par les services municipaux :
Si toutefois un conflit ouvert est inévitable, vous devez savoir que le procès n’est pas l’unique issue. Plutôt que se voir imposer une décision de justice parfois insatisfaisante, pourquoi ne pas envisager tout de suite la tentative d’un règlement du litige à l’amiable, pour une solution qui convient aux deux parties ? La mission d’un médiateur est justement de parvenir à une solution commune. L’avenue de la médiation est particulièrement recommandée en copropriété car le procès ne mènera qu’à une déclaration de guerre ouverte dans un environnement où, quoiqu’il en soit, les deux parties devront irrémédiablement cohabiter. De plus, on remarque que la plupart du temps, les copropriétaires reconnus fautifs par un tribunal finissent par quitter l’immeuble. Enfin, vous devez savoir que même lorsqu’une procédure judiciaire est en cours, votre procureur est toujours en mesure de négocier une entente hors cour avec le procureur de la partie adverse. Une entente sera toujours à privilégier pour le maintien de saines relations entre les copropriétaires. Montréal, le 23 juin 2010
Yves Joli-Coeur, Ad. E. Les chroniques expriment l’opinion personnelle de leurs auteurs et n’engagent absolument pas la responsabilité de l’éditeur du site, CondoLegal.com Inc. Le contenu et les avis émis dans une chronique n’engagent que leur auteur.
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