| Certificat de localisation |
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Le certificat de localisation comprend un rapport et un plan par lesquels l’arpenteur-géomètre exprime son opinion professionnelle sur :
En copropriété, un certificat de localisation initial doit être produit suite aux opérations cadastrales originales ayant permis la constitution des diverses parties communes et privatives. Après plusieurs années, des changements juridiques et physiques ont pu affecter la situation et l’état des lieux. Ces changements entraînent alors des modifications aux certificats de localisation antérieurs. Il en est ainsi du changement de numérotation des lots provoqué par la rénovation cadastrale. Il en est de même lorsqu’un copropriétaire a pris la liberté d’exécuter des travaux qui ont eu pour conséquence de déborder sur les parties communes, ou même sur une ou plusieurs autres parties privatives de l’immeuble. Les exemples d’empiètement sont nombreux, en voici quelques-uns :
Les répercussions de pareils empiètements ne sont pas que locales. Elles sont susceptibles de compromettre l’intégrité du cadastre original et, par le fait même, les droits de propriété de tous les copropriétaires de l’immeuble. À cet égard, il faut se rappeler que chaque copropriétaire a, sur les parties communes, un droit de propriété indivis. Il est aussi opportun de savoir que, dans certains cas, ces empiètements peuvent entraîner une situation de non-conformité à la réglementation municipale. Or, le notaire chargé de la préparation de l’acte de vente doit alors avoir en main un certificat de localisation démontrant l’état actuel de l’immeuble afin de conseiller adéquatement les parties. Un nouveau certificat de localisation permet ainsi :
Cependant, une question importante se pose en copropriété. Le copropriétaire-vendeur est-il uniquement responsable de fournir un certificat de localisation de sa partie privative? Le formulaire de promesse de vente, établi par l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ), prévoit que « dans le cas d’un immeuble qui fait l’objet d’une déclaration de copropriété, un certificat de localisation décrivant la partie privative vendue sera suffisant ». Juridiquement imparfaite, cette pratique est néanmoins explicable. En effet, après plusieurs années, il convient généralement de refaire et de mettre à jour le certificat de localisation de l’immeuble. En copropriété, il conviendrait alors de refaire le mesurage et les vérifications quant à chacune des parties privatives et communes de l’immeuble. Les coûts seraient exorbitants et les délais importants dans les copropriétés comportant de nombreuses unités. C’est pourquoi, la pratique d’exiger un certificat de localisation sur la partie privative seulement s’est imposée. Le nouveau certificat sur la partie privative permettra de savoir si l’occupation actuelle est conforme aux plans cadastraux d’origine ainsi qu’aux droits et obligations résultant de la loi et de la déclaration de copropriété. Le certificat sur la partie privative seulement ne permettra toutefois pas de savoir si des actes contraires aux lois et aux règlements ont été posés ailleurs dans l’immeuble et dans les parties communes. Il faut alors compter sur le conseil d’administration et les gestionnaires professionnels qui pourraient être en mesure de fournir à l’acquéreur des informations susceptibles de l’éclairer davantage.
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